sous la peau les mots

et réciproquement.

28 juillet 2009

Et hop !

Quelques petits ajustements, avec une nouvelle rubrique sur la gauche qui annonce les expos présentes et à venir. Celles qui sont sures et certaines en tout cas.

Indépendamment d'Argilla, j'ai une sculpture exposée jusqu'à fin Aout sur la place d'Aubagne dans le cadre de L'été d'argile.

J'ai installé ma vitrine jeudi dernier mais je n'avais pas eu le temps ni de vérifier les photos ni de les réduire..ce que j'ai réparé aujourd'hui.

J'ai choisi d'y exposer Le temps des songes elle n'est pas celle que j'avais imaginé au départ, sans pour autant être si différente..son nom reste vrai..à quoi songe t-elle ? A qui ?

Sa robe si blanche m'évoque une jeune femme sur le point de se marier, une étendue d'eau, un instant volé au tumulte de la fête, un abandon d'une part de soi, pour mieux en découvrir d'autres..



vitrine_2

vitrine_1

temps_des_songes_details

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21 juillet 2009

Et tu as arrêté les tomates ?

C'est un peu vide par ici..je sais.

Non pas que je n'ai rien à vous montrer..mais pour changer un peu je manque de temps. Jamais je n'aurai pensé qu'organiser un simple stand pour une expo de deux jours puisse prendre tant d'énergie, de temps et quelques dépenses aussi !!
Je suis passé du zen "non mais çà va aller j'ai déjà quelques idées.." au "ahhhhhhhhhhhhhhhhhh plus qu'un mois et je ne suis pas prête!!! "

J'ai la tête qui ressemble tout à fait à un manège fou. Les pensées, idées, angoisses, joies, tout passe à toute vitesse, dans le désordre, en accéléré..au milieu de tout cela le quotidien prends parfois des airs complètement décalé, c'est ainsi que je demande à mon homme à 3 heures du matin s'il à pensé à arreter les tomates ( comprennez l'arrosage des bestioles) au beau milieu de la nuit..Depuis il se moque gentimment de moi en me demandant dans les moments les plus insolites si j'ai bien arrêté les tomates !

Ajoutez à cela, les statues qui ne seront pas sur le stand finalement (elles ne sont pas à la hauteur à mon avis), celles qui, les garces (pas d'autre mot possible) ont décidé de casser. Comme çà tranquillement..celles que j'ai moi même abimées..rage. J'ai heurté mon deuxième démon par maladresse et l'ai fait tomber..je ne sais pas encore si c'est réparable.

N'oublions pas les socles. Joie entre les joies. J'ai bien dû penser à 6 solutions différentes toutes présentant des avantages et des inconvénients pour finalement en venir au métal. Trouver un ferronnier sympa qui comprenne ce que je veux et puisse me le faire au pied levé quasiment s'est au final avéré le plus simple dans l'histoire !


Mais..point positif, j'ai déjà pu faire un test avec le socle en métal et ma foi..çà en jette. Mes dames prennent une toute autre dimension avec le socle, sans compter que j'ai plein d'idée pour "habiller" encore certains des socles différemment.

Autre point positif, j'ai du monde à la maison tout le mois d'Août. Ca va swinguer.

Point négatif, j'ai du monde à la maison tout le mois d'Août...à un moment où je ne serai mais alors pas du tout stréssée.

Mais c'est des gens importants pour moi..donc..la fête l'emportera sur le stress je pense.

Je pense que je ferai un essai grandeur nature du stand avant l'expo, je vous montrerai des photos :) parce que le jour J je ne crois pas être en état de faire des photos !

D'autres projets se profilent, mais j'attends d'être sure pour vous dire :)

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15 juillet 2009

C'est l'histoire d'une fille..

Si j'ai un faible pour la magie des mots, j'apprécie aussi celle des images. Je ne suis pas d'un naturel très..heu, extraverti on va dire :)
Gamine je virai écarlate à la seule idée de devoir parler à quelqu'un et si en grandissant il s'est avéré qu'en fait je peux être très bavarde..je suis restée réservée. Voire sauvage. Carrément même.

Et puis, je suis tombée dans l'art. J'ai découvert peu à peu différents univers, dont certains sont à des années lumières du mien. Curieusement je me suis étonnée à aimer des artistes que je n'avais jamais réussi jusque là à apprivoiser..Giaccometti en tête.

Le net à cela de magique qu'il permet d'entrer dans des mondes merveilleux, ceux d'autres rêveurs, de lunaires souvent solaires et ô combien réjouissants !

Depuis un an ou deux, je ne sais plus je discute avec une artiste, ni céramiste ni potière. C'est de la sculpture, mais différente de la mienne. Vive, colorée, musicale, explosive. Un feu d'artifice de bonne humeur.

Ses nénéttes à elle, ont le sourire accroché aux étoiles, ses gus le cigare gouailleur et la verve haute ! Je le sais, parce qu'en les observant j'entends presque leurs échanges..il y a un petit quelque chose d'un temps presque disparu dans ses pièces, un temps où partir sur les routes avec des potes et faire le tour du monde des éclats de rire était normal, j'entends des musiques de bal populaire, des verres qui tintent et s'entrechoquent au gré de soirées improvisées, des jupes s'envolent et des yeux rieurs apprécient le spectacle..

Ses créations me font sourire, me sentir immédiatement de bonne humeur, comme une injection de folie dans un monde parfois trop gris.

Elle s'appelle Carole, et cette année elle sera présente sur deux festivals :

Bann'art et ses arts singuliers du 16 au 19 juillet 2009 (ardèche)


banne

Et le festival des céramistes d'Anduze les 8, 9 et 10 Août 2009

affiche_festival_ceramique

Carole a eu la gentillesse de m'envoyer quelques photos de ses pièces je me fais donc un plaisir de vous les montrer, et j'espère que vous n'hésiterez pas à aller la voir si vous êtes dans la région !


Les_musiciensblog

Il reste une place dans la voiture ? Non parce que ...hein ? pardon ? J'ai du travail ? pfff...(bon c'est vrai n'empêche..)


pelemele

C'est l'histoire d'une fille haute en couleurs..qui sème des morceaux de bonheur..




nb: dites elle n'a ni site ni blog, mais elle passe lire quand elle peut donc n'hésitez pas à dire si que vous aimez :))

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11 juillet 2009

Pétales

Depuis toujours lire est une passion, de celle qui dévore et les murs de mon chez moi et les heures de sommeils dérobées pour mieux terminer cette histoire ou cette autre, comment abandonner ce personnage au moment crucial ? Impossible.

Ces derniers temps je n'ai guère eu de temps pour lire malgré tout. Manque de temps, et aussi j'avoue, mes finances sont focalisées sur d'autres impératifs pour le moment. Et puis je suis trop crevée le soir, la seule chose qui me tend les bras c'est l'oreiller :)

Mais il y a quelques temps je m'étais inscrite chez Leiloona pour un livre voyageur. Je trouvais le principe très chouette, un livre parcours la France de lecteur en lecteur et chacun raconte un peu son ressenti. Puis le livre retourne chez son propriétaire..

J'ai donc reçu "Pétales et autres histoires embarrassantes" de Guadalupe Nettel par la poste. Ce sont des nouvelles, peu nombreuses et qui se lisent l'espace d'une petite heure. Ce qui me convenait bien je ne crois pas que j'aurai pu attaquer un gros livre en ce moment.

petales

Chaque histoire porte une part d'étrangeté, certaines plus dérangeantes que  d'autres, je ne connaissais pas l'auteur donc j'ai abordé le livre sans aucune attente particulière. La seule crainte que j'aurai pu avoir aurait été un mauvais trip (ce qui m'est arrivé une fois avec Mordre au travers de Despentes), mais rien de toute cela ici.

Certes les univers sont décalés, étranges mais au final..pas tant que cela j'ai trouvé. Un photographe qui ne prends que les paupières en photo tombe amoureux de paupières un peu différentes..un homme découvre l'univers des plantes et prends conscience qu'il est un cactus et sa femme un lierre..peuvent-ils vraiment être heureux avec des natures aussi différentes ?
Une femme mannequin pour les pub de cheveux est atteinte d'un trouble qui la pousse justement à arracher ses cheveux..ces trois nouvelles sont celles que j'ai préféré..

J'ai commencé à me demander quelle plante je pourrai être ? Je l'ignore, une chose est sure j'ai croisé pas mal de liserons..


Si vous ne connaissez pas le blog de Leiloona je ne peux que vous le conseiller, c'est une mine d'or pour tous ceux qui comme moi adorent lire et n'ont pas forcement le temps de hanter les bibliothèque ou la fnac pour trouver leur bonheur (ce que je regrette d'ailleurs..) j'ai déjà acheté plusieurs livres après avoir lu ses notes, et j'apprécie également que son espace soit ouvert..à tous, et non cloisonné comme souvent certains blogs à thèmes.


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08 juillet 2009

Attends !

Mon premier mot d'enfant prononcé forcément avec l'intonation ce fut "Attends !" visiblement celui là je le tenais bien et je ne l'ai pas lâché de sitôt.

J'étais une gamine impatiente qui ne supportais pas qu'on ne comprenne pas ce qu'elle voulait dire. Paradoxalement il semblerait que je ne me sois pas spécialement sentie concernée par le fait d'améliorer mes connaissances linguistiques humaines tout de suite. Après tout moi je me comprenais les autres pouvaient bien s'adapter non ? ah non. Zut.

Bref, mon impatience est restée.

Et aujourd'hui si je pouvais diluer les heures..les minutes et même les secondes. Parce que j'ai vraiment la sensation que tout m'échappe, va trop vite et moi trop lentement. Je me dis que je ne vais jamais arriver à tout faire, gérer, préparer..donc être prête.
Le temps s'entrechoque les fils et me bouscule le zen.

Je compte et je recompte mes dames, plus je bosse moins j'ai l'impression d'avancer, Pénélope c'est moi. Oui oui celle qui défaisait la nuit son ouvrage du jour. Sauf que ...heu..je ne défais rien. Ou alors j'ai de grave soucis mentaux :)

J'accumule les post-it sur mon bureau, faire la facture de truc, appeller bidule, poster le machin, passer à la banque, déshérber le potager, préparer les socles (nom de diou je ne suis pas un bucheron !! ah si. En fait) et puis j'ai aussi les post-it pour ne pas oublier de lire les post-it..

Allo bonjour je voudrais un cerveau s'il vous plait.

Ou pouvoir dire au temps d'attendre, de m'attendre.

D'un autre côté..non.

Quand je vous disais que c'est un vrai fouilli là dedans.

Je vous laisse j'ai de l'émail à ranger (j'ai volé tous les saladiers de la maison pour le préparer c'est pas serieux) et des statues
à aller chercher aussi..

Et..et puis, ah et aussi, sans oublier.. !!!

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06 juillet 2009

Emmèle moi

lignes_de_vie

Mon cerveau ressemble probablement à çà..en ce moment.

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04 juillet 2009

Je n'aurai plus jamais sept ans.

Il y a quatre ans, j'avais écrit un texte sur le lien étrange que j'ai toujours eu avec les boulangers. La caverne d'ali baba pour moi était forcément celle d'un boulanger...pleine de trésors, d'odeurs, de saveurs, de secrets transmis au petit matin dans des chuchotis mystérieux et des gestes encore plus secrets.

Depuis maintenant 2 mois mon boulanger, à vendu. Jamais plus je ne trouverai ce gout si particulier..jamais plus je n'aurai sept ans..à présent.

J'ai sept ans

 

 

J'ai sept ans. Les mains encore pleines de caramel et les doigts qui pèguent.

 

Quand je pense que certains s'agitent à grand coups de bistouris et d'injections pour retrouver une illusion de jeunesse...Moi je vais à la boulangerie du village. Tout simplement.

 

C'est important le boulanger dans le coeur d'un village. A chacun de mes déménagements, j'ai invariablement écumé les ruelles pour trouver mon nouveau lieu de culte personnel. J'ai ainsi en mémoire des centaines d'odeurs qui flânent, entre les images des souvenirs.

 

La boulangerie qui accompagna ma première année de lycée. Et Serge, ce boulanger un peu rude aux sourcils broussailleux et aux tatouages impressionnants. Elle était facile à repérer la boulangerie de Serge. Il suffisait de remonter la longue file d'attente qui traçait une étrange arabesque humaine sur le trottoir étroit. A la sortie des cours, nous traversions juste la rue pour aller rassasier nos corps d'ados affamés. Il faisait une pizza qui constituait le délice ultime du quartier. La demande était telle, que Serge ne pouvait fournir assez vite aux heures de pointes. Alors les habitués et les petits futés prenaient soin de passer commande bien plus tôt dans la journée...Nous n'avions plus ensuite qu'a prendre livraison de notre commande sous le nez frémissant d'envie des pauvres hères qui eux..n'avaient point prévu la chose. Cette pizza devint même enjeu de baby foot un temps !

 

Il y eu celle qui sentait la violette. Petite boulangerie ancienne littéralement encastrée entre deux banques. Un rocher de couleur parmi la grisaille. La patronne était une inconditionnelle de l'imagination et des mots. Aussi la boutique était décorée de vieilles ardoises d'écoliers, sur lesquelles elle traçait à la craie des poésies, au gré de ses envies. Même ses productions n'échappaient pas au phénomène. Ainsi les pains au chocolat pouvaient se transformer en "Radeaux Picasso". Entrer dans cette boulangerie, pour les adultes comme pour les enfants c'était partir en voyage..et rire. Accompagné par le parfum de violette de la dame en question.

 

Je garde en souvenir également cette autre où en deux ans je n'ai jamais vu de pain attendre en rayon. Aussitôt cuit, aussitôt dévoré. D'ailleurs c'était plutôt les clients qui attendaient la fournée suivante que l'inverse. Cette boulangerie avait également une caractéristique que peu de personnes connaissaient..Tous les soirs, le patron ouvrait son arrière cour, et offrait les invendus du jour aux personnes qui n'avaient pas la chance de posséder un chez-soi parfumé à la sécurité. Il le faisait, simplement, avec pudeur, et bien des fois, il à repoussé la faim..

 

Enfin, une boulangerie garde une place un peu à part dans mon coeur. A l'époque nous vivions à la périphérie de la ville, et tous les samedis, ma mère prenait la voiture pour m'emmener quelques villages plus loin acheter du pain pour la semaine. Cette boulangerie n'était pas vraiment tout prêt de l'endroit où nous vivions, mais le village portait un nom qui me faisait rêver. Au ciel, aux étoiles..de celles qui choisissent un jour de se poser. Nous achetions un pain italien en forme de papillon, saupoudré de graines de sésame et de pavot. J'adorais grignoter le dessus pour recupérer les graines et les sentir éclater sous mes dents..

 

Et puis, avec les années, et les changements d'adresse, nous avons cessé d'aller là bas. Je n'avais pas oublié le petit pont, le cours d'eau qu'il surplombait, et la boulangerie au pain papillon.

 

Il y a un peu plus de deux ans (aujourd'hui 6 ans..), j'ai rencontré un terrestre extra. Du coup, je l'ai adopté et réciproquement..Imaginez ma surprise quand j'ai découvert qu'il vivait précisément dans ce village. Pas très loin du petit pont, et de la boulangerie de mon enfance...

 

Les propriétaires ont changé, les formes des pains aussi. Mais la transmission des secrets s'est faite...et ils font toujours de fabuleux prussiens, ces palmiers feuilletés recouverts de sucre caramélisé..

 

Aussi si je vous dis que j'ai sept ans aujourd'hui...

Posté par souslesmots à 15:27 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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