sous la peau les mots

et réciproquement.

15 février 2010

Bon vent.

Il existe des croisements improbables, des gens que normalement, l'on n'aurait pas dû croiser. Et dans ce monde de gris, souvent, une même personne peut avoir été une ressource, un sauveur, et celui ou celle qui vous aura blessé profondément ensuite.

Alors..parfois, par hasard, en cliquant sur un lien improbable, on apprend la mort. Celle d'une personne qui vous a sauvée, et vous a fait mal. Dans l'ordre. Une personne à qui restent attachées plusieurs images. Des souvenirs complices, de rire, de brasero sous la tente, des souvenirs de tendresse. Quand cette personne à su voir votre détresse là où tous détournaient le regard, des souvenirs où justement, celui là, ne s'est pas contenté de voir. Mais à agit.

Et puis la vie continue, et les incompréhensions, des fractures se créent. Avec elles les blessures. Et un jour, les mots volent en éclats, cuisants, acérés, injustes.

Je ne suis pas adepte des remords. C'est ainsi. Je garde une certaine tendresse pour celui qui m'aida, et une forme d'indifférence prudente pour l'autre, celui qui me blessa quand j'étais à terre. Toutefois..je lui souhaite bon vent. Il court surement libre, parmi les étoiles. Certainement en souriant.

 

Les semaines sont relativement chargées ces temps ci, émotionnelles principalement. J'ai par moment l'impression d'être un boxeur un peu surpris, qui attend un K.O qui ne vient pas. Curieusement.

 

Alors mon travail est plus, difficile. Difficile pour se concentrer, pour créer, pour rêver.

Heureusement, j'ai encore quelques sculptures en cours de patines, ce qui me permet un entre-deux rassurant.

Et je crois que j'ai trouvé quelque chose..quelque chose qui reste à éprouver, à tester, à pousser jusqu'aux limites, mais quelque chose, qui me titille l'esprit. Une nouvelle patine, qui m'évoque tout à la fois les palais vénitiens, les patines de certains meubles anciens, les tableaux lumineux et translucides de certains peintres..

Enfin, çà c'est dans mon esprit hein. Pour le moment rien n'est fini, j'en suis à pas moins de 4 couches et 3 produits, absolument pas prévus pour être assemblés sinon ce n'est pas drôle et je prévois encore 2 couches. Et rien ne dit que je parvienne non plus au résultat escompté..

J'ai tout de même envie de vous montrer, même si je suis probablement la seule à pouvoir imaginer ce que c'est censé rendre (à la fin)

 

melie

Et bien sur...comme souvent c'est un cauchemar à prendre en photo, puisque le flash éteint les couleurs...

Posté par souslesmots à 12:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    J'aime beaucoup la force qui se dégage des traits de cette femme.

    Posté par Leiloona, 15 février 2010 à 18:29
  • Je ne sais pas ce que c'est censé donner, mais c'est déjà superbe ...
    Et pour le reste, bon vent comme tu dis. Il faut se souvenir d'oublier ce qui doit être oublié.

    Posté par Mariposa, 16 février 2010 à 15:30

Poster un commentaire